Plusieurs médecins alertent contre un protocole anti-Covid-19 "criminel" inventé par un collectif médical

Plusieurs médecins alertent contre un protocole anti-Covid-19 "criminel" inventé par un collectif médical

Polémique autour d'un document du collectif Coordination santé libre…

Initié par le site Reinfo Covid, il s'agit d'un tableau de propositions thérapeutiques pour les patients atteints de Covid-19 ne nécessitant pas d'hospitalisation. Les protocoles varient selon la gravité des symptômes…
- Asymptomatiques ou symptomatiques légers : traitement à base de compléments alimentaires (vitamines C et D, zinc), de phyto-aromathérapie, homéopathie, acupuncture, associé à la prise d’ivermectine (un antiparasitaire) ou d’azithromycine (un antibiotique).
- Malades avec symptômes persistants ou respiratoires : association d’ivermectine et doxycycline (un autre antobiotique) ou hydroxychloroquine et azithromycine. Pour les patients à risque : ajout de prednisolone (un corticoïde) et un anticoagulant à dose préventive.
- Malades en sous-oxygénation ou présentant des symptômes importants : "heptathérapie" à domicile, associant anticoagulants, corticoïdes et oxygénothérapie avec ajout de divers compléments alimentaires.

Cinq professionnels de santé interrogés par Le Monde jugent sévèrement ce document et considèrent qu'il n'a "rien de médical".
En cause notamment, la recommandation pour une personne asymptomatique ou peu symptomatique et sans facteur de risque. Dans la plupart des cas, il suffit de se reposer, la maladie passe d’elle-même.
L'efficacité de l'hydoxychloroquine est controversée et celle de l'ivermectine est en cours d'évaluation. Cette dernière pourrait avoir "une activité antivirale in vitro mais cette activité n’a été constatée qu’avec des doses bien plus élevées que celles que l’on utilise habituellement. Il faudrait faire des études de phase 1 pour s’assurer qu’elles ne sont pas toxiques."
Enfin l’association d’un corticoïde, d’oxygénothérapie et d’anticoagulants est périlleuse à domicile et doit être pratiquée sous surveillance hospitalière.

 

Source : Le Monde, William Andureau – 05/02/21