La myrtille : superfruit des montagnes

La myrtille : superfruit des montagnes

Elle agrémente les desserts, délicieuse notamment dans la célèbre recette vosgienne de tarte ! Bourrée d'antioxydants, la myrtille fait partie des "superfruits" qui ont des vertus exceptionnelles pour améliorer la vision, prévenir les maladies cardiovasculaires, les cancers et différents problèmes liés au vieillissement....

Image

Sommaire

- Cousine des arbouses
- Riche en antioxydants
- La conserver
- La déguster avec du sucré
- La déguster avec du salé
- En boisson

Originaire des régions septentrionales d'Eurasie et de la côte ouest de l'Amérique, elle est consommée depuis la préhistoire. Dans l'Antiquité, les grecs l'utilisent pour ses propriétés médicinales, notamment contre la diarrhée.

Cousine des arbouses
De la famille des Éricacées, elle est de la même famille que les arbouses.
Elle fait partie des airelles au même titre que le bleuet, l'aradeck, le quéquénier, le raisin de bruyère ou des bois.

Il y a environ 450 variétés cultivées, dont la plupart viennent des Etats-Unis : bluetta, earliblue, patriot, spartan, collins, bluejay, bluecrop, berkeley, jersey, darrow, elliot, ivanhoe…
Les climats montagneux lui sont favorables.

Riche en antioxydants
Elle est riche en vitamine C, en potassium* ainsi qu'en fibres alimentaires (2,4 g/100 g**).

Elle est dans le peloton de tête des fruits les plus riches en antioxydants, avec le cassis et la canneberge (cranberry), suivie de près par la mûre, la framboise et la fraise. On y trouve principalement des flavonoïdes (anthocyanines, quercétine). Cela explique son caractère bénéfique pour les risques de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement.
Ses anthocyanines constituent également un atout pour la santé oculaire (contre la myopie, l'asthénie oculaire, la dégénérescence maculaire, les cataractes…) et l'amélioration de la vision.*

Elle aurait des propriétés anti-inflammatoires, antiseptiques, antidiarrhéiques, antihémorragiques et permettrait de lutter contre les infections du système urinaire.*

Attention aux myrtilles sauvages ! Celles qui sont près du sol reçoivent des urines animales, souvent de renards, qui peuvent transmettre à l'homme une infection, l'échinococcose alvéolaire, qui s'attaque au foie. Le lavage et la congélation sont inefficaces pour éliminer le parasite. Il vaut mieux la manger cuite.

La conserver
Pas plus de deux à trois jours dans le bac à légume du réfrigérateur.
Crue ou cuite, elle supporte parfaitement la congélation.

La déguster avec du sucré
Elle peut se consommer crue, cuite ou séchée. Extra telle quelle, dans une salade de fruits, mariée à un yaourt ou un formage blanc.

Elle fait merveille dans les pâtisseries : gâteau, tarte, muffin, clafoutis…
On en fait des confitures, des gelées, des coulis, des purées, des chutneys, des glaces, des sorbets.
Idéale dans le muesli ou les céréales du petit déjeuner.

La déguster avec du salé
Elle participe traditionnellement aux sauces des gibiers, ou aux farces de volailles. En Scandinavie on en fait un potage.
C'est un ingrédient original pour enrichir des salades composées (par exemple à base de pâtes, poivrons, petits pois, dés de dinde, persil, basilic).

En boisson
On en fait des jus, des sirops, des liqueurs, eaux de vie, on l'incorpore dans des vins, ou séchée dans des tisanes…
Dans le kir on peut remplacer la liqueur de cassis par celle de myrtille.

Avec les feuilles, on peut faire une décoction (faire bouillir 5 minutes une poignée de feuilles dans 1 l d'eau) et la boire sur toute la journée. À recommander contre les cas de fatigue, d'infection urinaire, d'aphte.

 

Sources :
*Passeport Santé : Myrtille et bleuet
Wikipédia : Myrtille
**Le Grand Livre des Aliments Santé, Patricia Bargis, éditions Eyrolles
Larousse Gastronomique

 En savoir +

Mieux voir

Le nom apparaît au 16e siècle, du latin "myrtillus", dérivé de "myrtus", myrte, arbuste portant des fruits qui lui ressemblent.

Après la guerre, un pilote français qui avait servi dans la Royal Air Force révèle qu'on faisait manger aux aviateurs de grandes quantités de myrtilles pour augmenter leur acuité visuelle nocturne durant les vols. Le professeur Henri Pourrat étudie alors les effets des anthocyanines du fruit et dépose le brevet d'un médicament à base de myrtilles pour soigner les problèmes de vues.

9,7 mg
de vitamine C
dans 100 g de myrtille fraîche**

32 μg
de bêta-carotène
dans 100 g de myrtille fraîche**

77 mg
de potassium
dans 100 g de myrtille fraîche**