Environnement : ce qui a changé au 1er janvier

Environnement : ce qui a changé au 1er janvier

Emballages plastiques, objets invendus, pratiques d’élevage intensif… De nouvelles mesures sont entrées en vigueur au 1er janvier.

La grande distribution n'a plus le droit de vendre de légumes frais emballés sous plastique. Sauf… pour les lots de 1,5 kg et plus ainsi que les produits présentant "un risque de détérioration à la vente en vrac". Par exemple tomates cerises, oignons primeurs, choux de Bruxelles, haricots verts et pêches ont le droit de garder leur emballage jusqu’au 30 juin 2023. Asperges, brocolis, champignons, pommes de terre primeurs, salade, épinards et cerises ont, eux, jusqu’au 31 décembre 2024. Framboises, fraises, myrtilles, mûres et graines germées ont même jusqu'à juin 2026.

Pour les invendus non alimentaires (produits électriques et électroniques, vêtements et chaussures, piles, cartouches d’encre, meubles, livres…), la nouvelle loi incite les producteurs, importateurs et distributeurs de produits à les "réemployer" (en priorité les invendus neufs), notamment en les donnant à des associations. Si le don n’est pas possible, les professionnels sont invités à "réutiliser" ces produits puis, en dernier recours, les "recycler", c'est à dire les jeter et les broyer pour les valoriser sous une autre forme.
Selon l'ONG Les Amis de la Terre, "recycler les invendus, c’est un non-sens absolu". Il aurait plutôt fallu obliger au "réemploi" en revendant les produits ou en les donnant à des associations, des ressourceries ou des friperies.

La castration à vif des porcelets est maintenant interdite. Mais la castration chirurgicale avec anesthésie et analgésie ou par immunocastration (injection d’hormones) reste autorisée.
Problème : en cas d'inspection, il est impossible de savoir, plusieurs jours après, si un analgésique a été appliqué, selon l'association L214 pour qui cette mesure reste anecdotique. "C’est la fin de l’élevage intensif qu’il faut revendiquer, plus que des petits pas comme la fin de la castration à vif."

Parmi les promesses non tenues au 1er janvier 2022 : la fin du broyage des poussins mâles et des canetons femelles, ainsi que l'interdiction de la vente des œufs de poules élevées en batterie.

 

Source : Reporterre, Justine Guitton-Boussion – 03/01/22