Les ravages ignorés de l’activité minière

Les ravages ignorés de l’activité minière

Les "mines durables" seraient un mensonge et les techniques minières "de plus en plus prédatrices et dangereuses".

C'est le verdict d'un rapport qui vient d'être publié par l'association SystExt et qui montre comment cette industrie cumule le triste record d’être la première productrice de déchets toxiques et la responsable du plus grand nombre de conflits socio-environnementaux à l’échelle de la planète.

Première idée reçue : le rejet des déchets dans la mer ou les fleuves est une pratique révolue.
Faux ! Des dizaines d’opérateurs déversent chaque année en pleine nature des millions de tonnes de boues acides et/ou fortement concentrées en métaux toxiques.

Deuxième idée reçue : les impacts de l’industrie minière seraient bien plus importants dans les pays en voie de développement que dans les pays développés.
Faux ! Les méthodes d'extraction sont les mêmes partout et ce secteur d’emploi est le plus dangereux, si l’on tient compte du nombre de personnes exposées au risque, y compris aux États-Unis et en Europe.

L'ONG est préoccupée de constater que le niveau général de connaissance sur le fonctionnement réel des mines et des industries métallurgiques est très faible, autant dans le grand public que chez les responsables politiques et institutionnels. C'est d'autant plus grave que la transition énergétique nécessitera au moins une multiplication par trois de la production de métaux dans le monde ces prochaines décennies.

Elle émet deux recommandations urgentes :
- l’interdiction du déversement volontaire de déchets miniers dans les milieux aquatiques
- l’interdiction de toute exploration ou exploitation minière des grands fonds marins.

 

Source : Reporterre, Celia Izoard – 16/11/21