Transformer la mobilité en France : la quête d’un modèle économique soutenable

Transformer la mobilité en France : la quête d’un modèle économique soutenable

En France, le secteur du transport représente 31 % des émissions de GES, en Europe 22 % et dans le monde 17 %.

La loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019 pose les bases d’une nouvelle mobilité des personnes. Trois directions : investir dans les transports (notamment ferroviaire) ; encourager des solutions alternatives au véhicule individuel ; inciter les particuliers et les collectivités à tendre vers l’objectif de neutralité carbone. Mais aujourd'hui la France est très en retard : le vélo ne représente que 10 % des déplacements contre 30 % au Danemark ou 43 % aux Pays-Bas. 74 % des Français utilisent leur voiture personnelle pour se rendre sur leur lieu de travail. Sur 80 % du territoire français il n'existe aucune solution de transport collectif.

Les résistances au changement sont fortes, les citoyens restant le plus souvent dans une attitude passive, voire hostile. Pourtant les enjeux sont nombreux avec au premier chef les aspects sanitaires, compte tenu de la toxicité de la pollution de l'air. Les entrepreneurs et les citoyens les plus conscients ont déjà commencé à s'y atteler : covoiturage, autopartage, amélioration des batteries, verdissement et optimisation des flottes, remplacement d'un moteur thermique par un électrique sur des véhicules d'occasion…

Quelques pistes pour innover dans ce domaine : permettre à chacun de connaître l’empreinte carbone de ses déplacements et la diminuer, disposer d’alternatives grâce à de nouveaux produits et services, repenser une bonne articulation entre transport individuel et collectif, expérimenter les bienfaits des mobilités douces et actives, prendre soin des personnes à mobilité réduite, améliorer le cycle de vie de nos véhicules, développer le recyclage, promouvoir une économie circulaire.

 

Source : The Conversation, Anne Albert-Cromarias, Florence Puiseux – 15/11/21