Vins de Bourgogne : sur les chemins magiques de la biodynamie

Vins de Bourgogne : sur les chemins magiques de la biodynamie

Mixtures végétales, connaissance sensible des éléments et des astres… L'excellence de la biodynamie commence à intéresser la science.

En Bourgogne, en côte de Nuits comme en côte de Beaune, les plus grands vins sont faits avec cette méthode encore jugée ésotérique par certains.

Là où l'agriculture biologique bannit les engrais et pesticides de synthèse, la biodynamie va plus loin en replaçant la plante dans son écosystème. Elle intègre les influences astrales, la nature et la vie du sol, le système racinaire de la vigne, le climat, la biodiversité ainsi que les ressentis du vigneron concernant le lieu et la plante.
Les intrants sont des préparations végétales, minérales ou animales à dilution homéopathique.

Les racines de la biodynamie issues du courant de l'anthroposophie de Rudolf Steiner (1861-1925) suscitent la controverse, essentiellement chez les personnes étrangères au monde de la viticulture. Dans la pratique, les vignerons se fondent sur une démarche empirique et s'orientent en fonction des résultats. Ils développent petit à petit une perception fine des mécanismes du vivant sur laquelle la science ne met pas encore de mots.
"Vous faites, ça marche, vous continuez ; ça ne marche pas, vous arrêtez. Si ça marche sans être prouvé, cela ne me dérange pas. Notre approche est pleine de bon sens, les tisanes d’ortie, de prêle, de propolis, d’aspirine végétale, ça fonctionne", explique Gilles Ballorin, viticulteur depuis 2005.

Une étude de l'INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) menée en Bourgogne et en Alsace pour évaluer l'influence des différentes pratiques viticoles sur la qualité microbiologique des sols a conduit à de premiers résultats. Elle constate une différence significative du nombre d’interactions observées entre les bactéries et les champignons du sol : 1 400 liens en conventionnel, 1 700 en bio, 49 000 en biodynamie.

 

Source : We Demain, Gilles Luneau – 15/11/21