Covid long : l'étude polémique

Covid long : l'étude polémique

Les symptômes de Covid long rapportés par les patients ne seraient pas forcément liés à une infection réelle par le virus…

C'est la conclusion d'une étude française publiée récemment et qui a été aussitôt vivement critiquée sur sa méthode.
Ont participé près de 27 000 patients d'une moyenne d'âge de 49,4 ans, 51,2 % de femmes et 48,8 % d'hommes. 1 091 ont eu un test sérologique positif dont 41,5 % pensaient avoir été infectés par le SARS-CoV-2. Certains participants ont déclaré ressentir les symptômes persistants du Covid long.
Conclusion de l'étude : il existerait un lien statistiquement significatif entre le fait de déclarer des symptômes persistants et le fait de penser avoir eu le Covid mais pas le fait d'avoir une sérologie positive (sauf pour le symptôme de perte de l'odorat). En d'autres termes, le fait de penser avoir été contaminé serait plus lié aux symptômes du Covid long que le fait d'avoir été réellement infecté !

Problème : l'étude se base sur un test sérologique qui affiche une sensibilité de 87 % et une spécificité de 97,5 %, ce qui donne une probabilité d'avoir sur le nombre de participants environ 644 faux positifs soit plus de la moitié de l'échantillon, ce qui affaiblit considérablement la puissance statistique des résultats.
Par ailleurs le taux d'anticorps peut décroître très vite après une infection alors que les symptômes persistent. La négativité d'un test sérologique n'est donc pas un marqueur fiable de l'absence de contamination.
Bel exemple de biais méthodologique !

 

Source : Futura Sciences, Stéphanie Le Guillou – 15/11/21