Qualité de l’air dans le métro : prenez le vélo !

Qualité de l’air dans le métro : prenez le vélo !

L'air est trois fois plus pollué dans le métro qu'en surface, révèle une étude de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire).

Ce rapport met en cause autant le métro parisien que les réseaux souterrains de Lille, Lyon, Marseille, Rennes, Rouen et Toulouse. En cause : le taux de particules fines dont la concentration est due au frottement des roues sur les voies lors du freinage et aux poussières remises en suspension après chaque passage de rame. Il vaut donc mieux rester en surface et marcher, emprunter le bus, utiliser un vélo ou une trottinette…

L’Agence recommande de "renforcer les dispositifs de surveillance de la pollution de l’air dans les différents environnements : quais, stations, rames etc". Elle réclame "une amélioration des connaissances sur les effets sanitaires propres aux particules en suspension dans ces lieux qui pourraient permettre de définir des valeurs de référence".

Seules trois stations parisiennes sont correctement équipées de capteurs, uniquement sur les quais. Il serait souhaitable d'équiper également les couloirs et les rames.
L'association Respire a porté plainte en mars 2021 contre la RATP pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires". Cette dernière se dit pourtant "extrêmement mobilisée" pour étudier des solutions, notamment en améliorant les garnitures de frein, en renforçant les systèmes de ventilation, en envisageant de mettre en place des systèmes de filtration.

 

Source : We Demain, Florence Santrot – 10/06/22