Le potiron : la star d'Halloween

Le potiron : la star d'Halloween

Halloween est un bon prétexte pour cuisiner le potiron. Riche en antioxydants, il est très léger et fait merveille dans des purées et des soupes…

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Sommaire

- Cousin du concombre
- Très riche en bêta-carotène
- Le choisir
- Le conserver
- Le déguster

C'est au 19e siècle que le potiron remplace les navets, panais ou betteraves qui servaient à confectionner des lanternes à visage humain pour fêter Halloween ("All hallow eve" : la veille de tous les saints).
Pendant longtemps il n'est pas très en cour auprès des cuisiniers français. Mais ces dernières années, il revient au goût du jour grâce à ses qualités gustatives et nutritionnelles remarquables.

Cousin du concombre
C'est un cousin du concombre, de la pastèque, de la calebasse, de la courgette, de la citrouille, toutes de la famille des Cucurbitacées (voir encadré).

Il existe des centaines de variétés de potirons. Citons pour mémoire :
- le potiron classique, un gros fruit côtelé à la chair orangée et aqueuse : l'Atlantic giant (qui détient le record de la plus grosse courge avec 600 kg), le Buttercup, le Rouge vif d'Étampes, le Jaune gros de Paris, le Vert d'Hokkaïdo, le Bleu de Hongrie, le Blanc de Mayet, le Noir du Brésil, le Vert olive, celui du Chili, d'Alençon…
- le potimarron (issu de la "courge marron" brésilienne), en forme de poire, de couleur rouge brique, avec une chair jaune et farineuse et un goût de châtaigne ; on l'appelle aussi potiron doux d'Hokkaïdo ou courge de Chine.
- le giraumon, aux couleurs très particulières et coiffé d'une sorte de couronne : le giraumon turban (ou bonnet turc), le giraumon galeux d'Eysines…

Très riche en bêta-carotène
Le potiron est très riche en anti-oxydants (béta-carotène, lutéine, zéaxanthine, bêta-cryptoxanthine et alpha-carotène) qui sont associés à une diminution du risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement.
Il contient également du phosphore, du magnésium, du potassium, du fer, du zinc et de la vitamine A, B2, B9, C.*

Riche en fibres alimentaires (1,6 g pour 100 g de potiron cuit**), c'est un bon allié pour un fonctionnement intestinal harmonieux.

La consommation de graines de potiron, dont on tire par ailleurs une huile riche en acide gras insaturés, est conseillée dans la lutte contre le cholestérol ainsi que pour soulager les irritations de la vessie et les troubles de la miction associés à l'hyperplasie bénigne de la prostate.*

Le choisir
Il doit être ferme et lourd dans la main.
L'écorce doit être dure, sans taches ni craquelures.

Le conserver
Il peut être conservé tel quel sans problème dans un endroit frais et sec pendant plusieurs mois voire un an.

Le déguster
Les potirons se consomment cuits. On peut les préparer de très nombreuses manières comme légume ou comme dessert : en soupe, en purée, en gratin, en risottos, en ragoûts, en flan, en tarte, en tourte, en confiture... voire en glace.

On peut aussi couper la chair en petits morceaux, les faire revenir à la poêle ou au wok, et les servir en accompagnement ou même en salade s'il s'agit de potimarron.

Les graines sont excellentes et légères à l'apéritif, natures ou grillées et salées.

 

Sources :
Wikipédia : Potiron
*Passeport Santé :
Potimarron
La citrouille, un aliment riche en vitamines
**Le Grand Livre des Aliments Santé, Patricia Bargis, éditions Eyrolles
Larousse Gastronomique

 En savoir +

Cucurbitacées

Du syriaque "paturta" (morille), du latin "posterio" (postérieur), de l'ancien français "boterel" (crapaud) ou "pot" (renflé) ? On ne sait pas exactement. Ce qu'on sait, c'est que le mot "potiron" est apparu au 16e siècle.

Comme toutes les espèces de courges "Cucurbita", le potiron vient d'Amérique et a été introduit en Europe à la suite des expéditions de Christophe Colomb.
Contrairement à la citrouille, à la courgette et au pâtisson qui auraient été domestiqués à l'origine dans le nord du Mexique, le potiron aurait, lui, été cultivé dans les Andes (Argentine, Uruguay, Bolivie, Chili).

À partir du 16e siècle, les Portugais font voyager les cucurbitacées jusqu'en Angola et au Mozambique. Puis elles gagnent l'Inde, l'Indonésie et la Chine, avant de revenir en Europe par l'Empire Ottoman et les Balkans. En un demi-siècle, elles ont fait le tour du monde et sont cultivées partout.

C'est à Charles Naudin, un aide-naturaliste du Muséum, que l'on doit la distinction entre les différentes espèces de cucurbitacées.
Vers 1860 il fait le tri, distinguant déjà une vingtaine de variétés de potirons qu'il appelle "Cucurbita maxima", différentes de la courge et de la citrouille avec laquelle on confond souvent le potiron et qui sont, elles, des "Cucurbita pepo".

2 070 μg
de bêta-carotène
dans 100 g de potiron cuit**

29,2 μg
de vitamine B9
dans 100 g de potiron cuit**

15,8 mg
de phosphore
dans 100 g de potiron cuit**