Au-delà de Lyme : les autres maladies transmises par les tiques

Au-delà de Lyme : les autres maladies transmises par les tiques

Il existe une quarantaine d'espèces de tiques en France, sur les 900 recensées dans le monde.

Elles se répartissent en deux familles : les dures (Ixodidae) et les molles (Argasidae) qui piquent rarement l'être humain. Toutes se développent de la même façon une fois sorties de leur œuf : elles passent par trois étapes (stases) : la larve, la nymphe et l’adulte (mâle ou femelle). Entre chaque étape, un repas sanguin est nécessaire pour induire la mue. Si une tique se nourrit alors sur un animal infecté, elle peut acquérir un micro-organisme pathogène qui pourra être transmis à un nouvel hôte lors du repas sanguin suivant.

Parmi les tiques dures, les genres les plus importants sont : Ixodes, Dermacentor et Rhipicephalus.
Ixodes ricinus peut transmettre :
- le bactéries responsables de la borréliose de Lyme mais aussi de l’anaplasmose granulocytaire humaine, des fièvres récurrentes à tiques et de la neoehrlichiose qui est considérée comme un pathogène émergent ;
- le virus TEBV responsable de l'encéphalite à tiques ;
- les parasites du genre Babesia responsables de babésioses ou piroplasmoses.
Dermacentor et Rhipicephalus peuvent transmettre les bactéries responsables des rickettsioses comme le TIBOLA ou la fièvre boutonneuse méditerranéenne.
Hyalomma marginatum, particulièrement surveillée en Europe, transmet le virus responsable de la fièvre hémorragique Crimée-Congo.

Prévention : pour limiter les risques, porter des vêtements clairs (pour repérer les tiques plus facilement) et couvrants, faire un examen corporel minutieux au retour de la promenade. À noter que les tiques sont de plus en plus présentes en zones urbaine et périurbaine.
En cas de piqûre : l’extraction précoce est le bon réflexe à avoir. Si la tique est infectée, la transmission de l’agent infectieux n’est pas immédiate : bactéries et parasites doivent maturer et/ou migrer vers les glandes salivaires avant d’être transmis à l’hôte. Cela met environ 24 heures. Mais dans le cas des virus, la transmission se fait dès le début de la piqûre.
La présence de micro-organismes chez une tique ne constitue pas systématiquement un risque infectieux pour la personne piquée. Le risque de transmission après une piqûre est de moins de 3 %. Et même en cas de transmission, il n'est pas certain qu'une maladie se développe.

 

Source : The Conversation, Nathalie Boulanger – 28/06/21