Méthode Miyawaki : pourquoi les "microforêts" ne sont pas vraiment des forêts

Méthode Miyawaki : pourquoi les "microforêts" ne sont pas vraiment des forêts

Le concept de "microforêt" serait trompeur, plus marketing que scientifique…

La biodiversité d'une "microforêt" développée selon les critères du botaniste japonais Akira Miyawaki (plantation de jeunes arbres très serrés, 3 au m2 en moyenne, en privilégiant les essences locales), n'est pas comparable à celle d'une forêt. Une étude européenne sur l’efficacité de la méthode fait état de 61 à 84 % de mortalité des arbres 12 ans après la plantation.

La microforêt est à la forêt ce que le village est à la ville. Entre le village et la ville, il y a des ressemblances : maisons proches les unes des autres, alignées le long de rues, bâti plus dense dans le centre, mairie, église, éventuellement boulangerie voire bureau du poste. Mais quid de l’hôpital, de la médiathèque, de la gare ou du lycée ? C'est la même chose pour une forêt qui héberge une grande diversité d'êtres vivants.

Les bénéfices des microforêts sont réels pour les citadins mais "il faut appeler un chat un chat, un arbre un arbre, un bosquet un bosquet, et une forêt une forêt".

 

Source : The Conversation, Bastien Castagneyrol, Annabel Porté, Christophe Plomion – 24/03/21