Accoucher à la maison ne représente pas plus de risque grâce aux sages-femmes

Accoucher à la maison ne représente pas plus de risque grâce aux sages-femmes

Pas plus de risque d'accoucher chez soi que dans une maison de naissance proche d'un hôpital, si une sage-femme expérimentée assure le suivi.

C'est la conclusion d'une étude états-unienne réalisée auprès de plus de 10 000 naissances dans l'État de Washington, entre 2015 et 2020. Les chercheurs ont constaté que le taux de mortalité périnatale était le même dans les deux cas : 0,57 cas pour 1 000 naissances.

De plus en plus de femmes souhaitent accoucher dans un environnement moins médicalisé avec une approche plus "physiologique". Ce type d'accouchement n'est envisageable que pour les grossesses à bas risque. Ne sont pas éligibles : les grossesses multiples, l'accouchement prématuré ou au-delà du terme, la présence d'une anomalie dans le liquide amniotique ou dans le placenta, une mauvaise présentation du bébé, les mères ayant vécu une césarienne lors d'un précédent accouchement, celles atteintes de diabète ou d'hypertension…
Ce sont les premiers accouchements qui nécessitent le plus souvent dans ce cadre un transfert à l'hôpital (30 % des cas chez les primipares contre 4,2 % chez les multipares).

Aux États-Unis, dans l'État de Washington, près de 3,5 % des naissances se font à domicile ou dans une maison de santé sous la surveillance d'une sage-femme. C'est un des taux les plus élevés des États-Unis.
En France, il existe seulement 9 maisons de naissance qui ne donnent lieu qu'à 0,07 % des accouchements avec très peu de complications. En revanche l'accouchement à domicile est une pratique courante aux Pays-Bas ou en Allemagne.

 

Source : Futura Sciences, Julie Kern – 11/10/21