Covid-19 : ce que l’on sait de la sévérité de l’infection à Omicron

Covid-19 : ce que l’on sait de la sévérité de l’infection à Omicron

Plusieurs études comparatives entre les variants Delta et Omicron ont été rendues publiques la semaine dernière.

Une étude sud-africaine, publiée le 29 décembre dans la revue The Lancet, montre que l'arrivée d'Omicron n’a pas été accompagnée par une élévation des admissions hospitalières. Sur les trois premières semaines de chacune des vagues de covid, le pourcentage des cas admis à l'hôpital était de 18,9 % pour la seconde vague Beta, de 13,7 % pour la vague Delta et de seulement 4,9 % pour la quatrième vague Omicron. Les formes sévères de la maladie ont représenté 60,1 % des cas lors de la seconde vague, 66,8 % des cas lors de la troisième et 28,8 % des cas lors de la dernière vague Omicron. L’impact de la vaccination sur la sévérité clinique de la maladie n'a pu être évaluée.

Une autre étude sud-africaine, publiée le 30 décembre dans la revue Jama, va dans le même sens : le taux d’admission aux urgences de 49 hôpitaux privés appartenant au groupe Netcare a été plus faible lors de la quatrième vague Omicron (41,3 %) que lors des trois vagues précédentes (entre 68 et 69 %).
La spécificité des conditions liées à l'Afrique du sud (jeunesse de la population, faible taux de vaccination, conditions météo estivales…) limitent néanmoins la pertinence des comparaisons avec nos contrées.

D'où l'intérêt des données publiées le 31 décembre par l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) : le risque d’être hospitalisé avec Omicron est environ le tiers de celui avec Delta. Par rapport aux non-vaccinés, les patients ayant déjà reçu deux doses de vaccin ont 65 % moins de risques d’être admis à l’hôpital pour une infection Omicron. Avec trois doses de vaccin, le risque est inférieur de 81 %.

"Pour l’instant, il apparaît donc que les données sur la sévérité d’Omicron sont relativement encourageantes." Omicron entraînerait moins de formes graves et la vaccination, notamment avec trois doses, serait associée à une meilleure protection.

 

Source : Le Monde, Marc Gozlan – 03/01/22