La pollution liée à des arythmies cardiaques mortelles

La pollution liée à des arythmies cardiaques mortelles

Des arythmies cardiaques potentiellement mortelles plus fréquentes lors des pics de pollution aux particules fines…

C'est le verdict d'une étude italienne réalisée auprès de 146 personnes portant un défibrillateur cardioverteur implantable.
Au total, 440 arythmies ventriculaires ont été enregistrées pendant la période d'étude et les scientifiques ont relevé une association significative entre ces arythmies et les niveaux de PM2,5 et PM10. Le risque est accru de 1,5 % pour chaque augmentation de 1 μg/m3 de PM2,5. Une concentration de PM2,5 plus élevée de 1 μg/m3 par rapport à la moyenne pendant une semaine, entraîne une probabilité d'arythmie ventriculaire plus élevée de 2,4 %, quelle que soit la température. Pour les PM10, dans les mêmes conditions, le risque d'arythmies est accru de 2,1 %.
"Les particules peuvent provoquer une inflammation aiguë du muscle cardiaque qui pourrait agir comme un déclencheur d'arythmies cardiaques. Comme ces particules toxiques sont émises par les centrales électriques, les industries et les voitures, des projets verts sont nécessaires pour protéger la santé, en plus des mesures que les individus peuvent prendre pour se protéger eux-mêmes", explique l'auteure de l'étude.

La pollution de l'air extérieur tue environ 4,2 millions de personnes chaque année, selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).
"Près d'un décès par maladie cardiovasculaire sur cinq est dû à la pollution de l'air, qui a été classée quatrième facteur de risque de mortalité après l'hypertension artérielle, le tabagisme et une mauvaise alimentation."

 

Source : Psychomédia – 22/05/22