Pourquoi l’exercice physique empêche le cerveau de rétrécir

Pourquoi l’exercice physique empêche le cerveau de rétrécir

Il contribue à maintenir nos capacités cérébrales, notamment face aux conséquences du vieillissement.

C'est ce que montrent de nombreuses études scientifiques.
Lors du vieillissement, avec ou sans pathologies (maladie d’Alzheimer…), différents changements se produisent dans le cerveau :
- amincissement de la zone corticale (zones superficielles),
- perte de substance grise (corps des neurones) et de substance blanche (voies nerveuses, axones des neurones),
-augmentation du volume des ventricules (ensemble de cavités à l’intérieur du cerveau où circule le liquide céphalorachidien),
- diminution du nombre de neurones dans différentes zones, notamment l’hippocampe (important pour la mémoire, l’orientation dans l’espace, etc.).

Les méthodes d'imagerie sont de plus en plus fiables. Elles ont montré que l'exercice physique améliore les capacités cognitives et augmente la taille de certaines zones du cerveau, notamment l’hippocampe. Il a été montré également une corrélation entre l'exercice physique et la quantité de substance grise dans le lobe temporal, sensible à la dégénérescence liée à l'âge.

Explication : en pratiquant un exercice physique, le corps doit faire face à une dépense énergétique qui génère un processus conduisant le cerveau à augmenter la capacité des neurones, établir de nouvelles connexions ou renforcer les connexions existantes. Par ailleurs, l'exercice physique augmente le flux sanguin et l’oxygénation, ce qui a un effet positif sur l'activité cérébrale. Il produit également des effets anti-inflammatoires permettant de réduire la maladie d'Alzheimer ou la démence sénile.

Les données scientifiques montrent donc que l’activité physique contribue à prévenir la dégénérescence du cerveau… Cela donne tout son sens à l’expression "mens sana in corpore sano", un esprit sain dans un corps sain.

 

Source : The Conversation, Guillermo Lopez Lluch – 09/05/22