Trois repas par jour, c’est (peut-être) fini

Trois repas par jour, c’est (peut-être) fini

Ces dernières années, le jeûne intermittent est devenu le régime le plus populaire sur la planète.

Pourtant ce n'est pas une pratique nouvelle pour l'espèce humaine qui a dû autrefois s'adapter aux conditions de l'époque et se contenter d'un ou deux repas par jour. Ce n'est qu'avec l'émergence, au néolithique, de l’élevage et de l’agriculture qu'il a été possible de stocker la nourriture et de faire trois repas quotidiens. Depuis les années 1970, les états-uniens mangent près de six fois par jour et l'on observe la même évolution en Europe.
Aujourd'hui le jeûne est de plus en plus utilisé comme un moyen de traiter des maladies dues au mode de vie, à la suite de diverses expériences concluantes réalisées en clinique auprès de patients obèses ou diabétiques.

Bénéfices du jeûne intermittent : on avale moins de calories, on a moins faim, on utilise les graisses corporelles pour faire de l’énergie… En effet, après 12 à 14 heures sans manger, se met en place, du fait de la baisse du glucose, un phénomène appelé cétose : les graisses de réserve sont utilisées pour générer des corps cétoniques qui participent à la production d'énergie.
Conséquences : on perd du poids de manière durable, on améliore la sensibilité à l'insuline, on baisse la pression artérielle…
Les experts conseillent donc de manger deux fois par jour (ils sont beaucoup plus réservés sur le principe d’un seul repas quotidien).

Mais le jeûne intermittent n’est pas fait pour tout le monde. Il faut être particulièrement prudent en cas de troubles du comportement alimentaire (boulimie ou anorexie) ainsi que chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, les personnes souffrant de maladies métaboliques comme le diabète, les personnes âgées qui sont parfois dénutries.

 

Source : La Nutrition, Sarah Amiri – 08/04/22