En excès, la viande est décidément mauvaise pour la santé

En excès, la viande est décidément mauvaise pour la santé

Augmentation des risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de cancers, en cas de consommation excessive…

Une nouvelle étude vient d'être publiée le 22 décembre dernier dans The British Journal of Nutrition. À travers 40 méta-analyses, les chercheurs chinois se sont intéressés à l'impact de la consommation excessive de viande transformée (nuggets de poulet, charcuterie et autres) et de viande rouge (dont le porc) sur les risques de maladies cardiovasculaires, d'obésité, de diabète de type 2, de maladie inflammatoire de l’intestin ou encore de maladie respiratoire obstructive chronique.
Depuis 2015, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande une consommation hebdomadaire maximum de 500 g de viande rouge et 150 g de charcuterie.
Résultats :
- pour le diabète de type 2, 100 g de viande rouge supplémentaire par jour augmente les risques de 17 % et 50 g de viande transformée augmente ce risque de 37 % ;
- pour les maladies coronariennes, ces mêmes rations quotidiennes augmentent les risques respectivement de 15 % pour la viande rouge et de 25 % pour la viande transformée ;
- pour l’hypertension et les AVC, l’augmentation des risques se situe entre 10 à 15 % pour les deux catégories de viande.

En 2015 le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) avait établi un niveau de preuves élevé concernant la consommation excessive de viande sur les risques de cancer.

En cause : certaines substances présentes dans ces aliments, comme les graisses saturées, les nitrites, le fer héminique, voire les perturbateurs endocriniens contenus dans les emballages et qui migrent.

"Les recommandations de l’OMS sont basées sur les données provenant de nombreuses études sur les facteurs de risque de cancers. Les nouvelles connaissances sur les autres effets sanitaires pourraient contribuer à abaisser encore les seuils de futures recommandations", explique un épidémiologiste de l'INRAE (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement).

 

Source : Reporterre, Magali Reinert – 13/01/23